Tu as clairement une pile de conversations de service client, de messages privés et de tickets, mais au moment du bilan il ne reste plus que « tout le monde se plaint ». C’est typiquement le signe que l’analyse conversationnelle n’a pas été mise en place : pas d’extraction d’intentions, pas de regroupement, pas de quantification — sans parler de la recherche des causes racines. Moi, j’utilise au quotidien le trio ChatGPT + Claude + Gemini pour « essorer » le texte jusqu’au bout, puis je fais produire des supports visuels par Midjourney : efficacité au top.
Étape 1 — Transformer d’abord les échanges en données propres
Que la source soit le service client en ligne ou une communauté, commence par un nettoyage minimal : supprime les informations sensibles (numéros de téléphone, numéros de commande, etc.) et conserve le contexte au format « une phrase utilisateur + une phrase agent ». En NLP, le pire ennemi de l’analyse conversationnelle, c’est le bruit : ajoute un tas de blabla inutile et les résultats partiront dans tous les sens.
Étape 2 — Utiliser ChatGPT pour construire une taxonomie de tags et faire la détection d’intention
Je demande d’abord à ChatGPT de produire un arbre de tags, puis je l’utilise pour étiqueter chaque échange. Prompt fréquent : Veuillez générer pour le dialogue suivant : l’intention, l’émotion, les entités clés, si le problème est résolu, la recommandation de prochaine étape, et produire le tout sous forme de colonnes CSV. Il est très adapté pour « poser rapidement un cadre », mais son défaut est qu’il fait parfois semblant de comprendre quand il rencontre du jargon métier.
Étape 3 — Utiliser Claude pour l’attribution sur textes longs et les insights
Claude est plus fiable sur les dialogues longs et les tickets détaillés. J’y colle une semaine complète d’historique et je lui demande : clustering des problèmes Top + hypothèses de causes racines + points de données vérifiables. Il rédige des rapports de post-mortem très fluides, mais il faut surveiller qu’il ne transforme pas des « suppositions » en « faits ».


