Récemment, la version Web de Midjourney a fait évoluer son « éditeur » pour qu’il ressemble davantage à un véritable atelier complet de retouche, et non plus à de simples ajustements après génération. Les changements clés se concentrent sur une entrée d’édition plus claire, des modifications locales plus fluides et la possibilité d’étendre directement la toile. Ci-dessous, j’explique en profondeur les nouveautés de Midjourney par fonctionnalité : suivez les étapes et vous pourrez vous y mettre rapidement.
Nouvelle entrée d’édition : accéder à l’interface d’édition en un clic depuis la page de l’œuvre
Après avoir ouvert sur le Web de Midjourney l’image que vous avez générée, cliquer sur le bouton « Éditer » vous amènera vers une toute nouvelle interface d’édition. L’intérêt de ce point d’entrée est de séparer « générer » et « modifier », en réduisant le temps perdu à chercher les boutons. Pour les utilisateurs qui ont besoin d’affiner les détails à répétition, Midjourney ressemble désormais davantage à un processus de création itératif, plutôt qu’à une génération d’image en une seule fois.
Effacer et restaurer : ne modifier que localement, sans tout refaire
Le nouvel éditeur Midjourney propose des outils « Effacer » et « Restaurer » pour traiter de petites zones insatisfaisantes dans l’image. Par exemple, un doigt en trop, des impuretés sur un vêtement, ou un objet qui ne devrait pas apparaître dans l’arrière-plan : vous pouvez d’abord effacer, puis laisser l’image se raccorder à nouveau dans cette zone. En cas d’effacement accidentel, pas de panique : utilisez directement « Restaurer » pour récupérer le contenu local, avec une prise en main proche des logiciels de retouche courants.
Extension de la toile : faire « pousser » l’image via l’échelle et le format
Midjourney prend désormais en charge l’extension de la toile en ajustant l’échelle et le format (rapport largeur/hauteur). C’est idéal pour transformer une image carrée en bannière horizontale, en affiche verticale, ou pour redonner de l’espace au-dessus de la tête et sous les pieds d’un personnage. En pratique, il est conseillé de déterminer d’abord l’usage final : une image principale pour e-commerce privilégie davantage les marges/espaces vides, tandis qu’un fond d’écran privilégie une extension naturelle. Après l’extension de la toile, faites encore une retouche locale : le rendu final sera plus propre.
Fonction de transformation : un cadrage et des ajustements de contenu plus flexibles
L’éditeur ajoute aussi des capacités de « transformation » pour ajuster l’image de manière plus intuitive, afin que les micro-ajustements de composition ne nécessitent plus de régénérer sans cesse. Vous pouvez d’abord utiliser la transformation pour remettre en ordre la position du sujet et les relations d’espace, puis combiner avec effacement/restauration pour traiter les détails. Pour ceux qui ont besoin de stabiliser le style d’une série d’images, cette étape peut réduire nettement les reprises du type « il manque un petit quelque chose ».
Pour qui l’utiliser en premier : trois scénarios fréquents
Si vous utilisez souvent Midjourney pour des portraits, commencez par « effacer les détails superflus + restaurer les zones supprimées par erreur » : le gain d’efficacité est le plus évident. Pour les affiches et couvertures, privilégiez d’abord « l’extension de la toile » pour résoudre l’incompatibilité de dimensions, puis complétez l’arrière-plan et les marges. Pour le visuel de marque ou les séries d’images, il est recommandé de fixer un flux : générer d’abord une image de base dans Midjourney, puis passer dans l’éditeur pour des corrections locales et des transformations afin d’unifier la composition.