La nouveauté la plus intéressante de Claude ces derniers temps, c’est qu’il passe de « savoir discuter » à « savoir agir ». Grâce à la capacité d’utilisation de l’ordinateur (Computer Use), Claude peut regarder l’écran, déplacer la souris, cliquer sur des boutons et saisir du texte, afin de transformer des instructions en un enchaînement d’actions réellement exécutables. Ci-dessous, à partir de scénarios d’usage réels, on détaille clairement ce que ces nouvelles fonctions de Claude permettent de faire et à qui elles conviennent.
Claude « Computer Use » : l’étape clé entre répondre et exécuter
En phase de test public, les développeurs peuvent, via l’API, guider Claude pour qu’il utilise un ordinateur comme un humain : observer d’abord l’écran, puis décider où cliquer et quoi saisir. C’est adapté aux tâches en plusieurs étapes, comme configurer point par point un back-office web, remplir des formulaires en masse, ou enchaîner une série de réglages dans une console produit. Point important : cette capacité reste plutôt expérimentale ; il peut parfois cliquer au mauvais endroit ou oublier une étape. Elle convient donc davantage à un workflow « exécution semi-automatique + vérification humaine ».
Pour les équipes produit et ops : une nouveauté qui ressemble à un « robot de procédure »
Avant, vous demandiez à Claude de rédiger une SOP, puis vous deviez encore l’exécuter vous-même ; maintenant, vous pouvez lui demander d’appliquer la SOP, tout en s’arrêtant aux moments clés pour validation. Par exemple : trier des tickets, vérifier une configuration page par page, ou transférer des informations dans les champs d’un CMS. Cette nouvelle fonction de Claude peut réduire la friction des tâches répétitives. Pour gagner en fiabilité, il est recommandé d’écrire le critère de réussite de chaque étape, par exemple : « l’étape est terminée quand tel bouton devient grisé ». L’exécution de Claude sera alors plus robuste.

