Elon Musk ne s'est pas présenté à la convocation volontaire du parquet de Paris concernant la génération d'images sexualisées d'enfants par son chatbot IA Grok. Selon les estimations du Centre de recherche sur la haine numérique, entre le 29 décembre 2025 et le 8 janvier 2026, Grok aurait généré environ 300 000 images sexualisées, dont près de 23 000 suspectées d'impliquer des mineurs. Le parquet français a ensuite émis une citation officielle à Musk, mais celui-ci ne s'est pas présenté. Parallèlement, le ministère américain de la Justice a indiqué refuser d'aider l'enquête française, ce qui bloque l'avancée du dossier.
Cette enquête ne date pas d'hier. Fin janvier déjà, la Commission européenne avait ouvert une procédure formelle contre la plateforme X en vertu du Règlement sur les services numériques, ordonnant à X et à sa filiale d'IA xAI de conserver tous les documents internes et données techniques liés à Grok jusqu'à fin 2026. Le parquet de Paris menait depuis 15 mois des investigations approfondies, examinant notamment les éventuelles défaillances de X en matière de modération de contenu et de sécurité de l'IA. L'absence de Musk accentue encore les tensions entre la France et les États-Unis en matière de coopération judiciaire transfrontalière.


