En août 2025, le développeur Peter Steinberger a organisé à Londres une rencontre baptisée « Claude Code Anonymous », réunissant des techniciens accros aux outils de codage par intelligence artificielle. Leur obsession ? Claude Code (nom de code Opus 4.5) d’Anthropic, capable de traiter des tâches de programmation plus complexes, doté d’une mémoire renforcée, pouvant fonctionner en continu pendant des heures et gérer un groupe de sous-agents IA. Ce modèle révolutionnaire a rapidement capté l’attention du secteur tech.
Anthropic utilise en interne une série de tests de recrutement réputés « très difficiles » pour sélectionner ses ingénieurs. Or, Opus 4.5, directement comparé aux candidats humains, a obtenu « un score supérieur à celui de n’importe quel candidat humain ». Ce résultat soulève une question profonde sur l’avenir de la profession : comment l’IA va-t-elle transformer le métier d’ingénieur ? Lorsque les agents peuvent exécuter de manière autonome des tâches en plusieurs étapes, l’unité de valeur passe de l’inférence unique au résultat final, ce qui bouleverse les modèles de facturation traditionnels des API et pousse les entreprises à ajuster d’urgence les compétences de leurs employés pour s’adapter à des rôles pilotés par l’IA.

