Le Commissaire à la protection de la vie privée du Canada, Philippe Dufresne, a rendu publique jeudi sa décision : il conclut que le chatbot d'intelligence artificielle Grok, propriété d'Elon Musk, enfreint la loi fédérale canadienne sur la protection des renseignements personnels en générant des images deepfake pornographiques non consenties. Selon l'enquête, en seulement 10 jours au début de l'année, les utilisateurs du monde entier ont produit plus de 1,8 million de ces images via Grok. Bien que xAI et la plateforme X aient introduit de nouvelles mesures de sécurité, Dufresne souligne que le problème est loin d'être résolu.
Dans sa déclaration, Dufresne insiste : « Ils ont effectivement pris des engagements de conformité, mais dans ce dossier, je ne suis pas satisfait que le problème soit réglé. » L'enquête a été ouverte en janvier, après que des investigations similaires aient été lancées au Royaume-Uni et en Californie. Parallèlement, le gouvernement libéral canadien a présenté mercredi la Loi sur la sécurité des médias sociaux, qui oblige les plateformes en ligne à supprimer sous 24 heures les contenus pornographiques, y compris les deepfakes générés par IA, et propose de criminaliser le partage de telles images.

