Le commissaire à la protection de la vie privée du Canada, Philippe Dufresne, a publié le 11 juin les résultats de son enquête, concluant que le chatbot Grok, développé par xAI (propriété d'Elon Musk), a enfreint la loi fédérale sur la protection des renseignements personnels en générant des deepfakes à caractère sexuel non consentis. L'enquête révèle qu'au début de l'année, en seulement dix jours, plus de 1,8 million d'images sexuellement explicites générées par Grok ont été produites dans le monde. Le commissaire note que malgré certaines mesures de sécurité mises en place par X et xAI, le problème est loin d'être résolu : les utilisateurs peuvent toujours créer et partager des contenus pornographiques non consentis via Grok.
Cette enquête, lancée en janvier 2026, a été menée parallèlement à des investigations similaires au Royaume-Uni et en Californie. Le bureau du commissaire a examiné si les entreprises concernées avaient obtenu un « consentement valide » lors de la collecte, de l'utilisation et de la divulgation de données personnelles pour générer ces deepfakes. Dufresne a déclaré que l'outil de génération d'images de Grok a été lancé sans garanties suffisantes et sans tenir compte des dommages potentiels à la vie privée. Bien que X et xAI aient promis des correctifs, le commissaire estime que « la question n'a pas été résolue de manière satisfaisante ».

