La guerre des talents en intelligence artificielle entre dans une nouvelle ère, celle des « célébrités ». Selon Business Insider, ces dernières semaines, un lauréat du prix Nobel, un cofondateur d'OpenAI et un architecte moderne de l'IA ont chacun annoncé leur intégration dans de nouveaux laboratoires d'IA émergents. Le plus remarquable est le départ confirmé de Noam Shazeer, vice-président ingénierie chez Google Gemini et reconnu comme l'architecte moderne de l'IA, qui rejoint OpenAI. Cette série de mouvements très médiatisés indique que l'enjeu central de la compétition entre les laboratoires s'est déplacé des talents hautement qualifiés vers les « superstars » jouissant d'une réputation industrielle.
Bien qu'un porte-parole de Google ait déclaré que « la compétition pour les talents en IA est féroce et que l'entreprise reste confiante dans sa capacité à attirer et retenir des talents de qualité, y compris ceux issus de laboratoires concurrents », ces départs successifs de figures emblématiques suscitent des doutes quant à la capacité de Google à conserver ses talents. Auparavant, Google avait indiqué, en réponse aux préoccupations des employés concernant des contrats de défense liés à l'IA, qu'il « s'orienterait davantage » vers des projets de sécurité nationale. Les documents internes montrent également que Google pousse un plus grand nombre d'employés (au-delà des seuls ingénieurs) à utiliser des outils d'IA, reflétant la complexité de ses ajustements stratégiques internes.

